Juste la fin du monde

De Jean-Luc Lagarce

« Je devrais pousser un grand et beau cri,
un long et joyeux cri qui résonnerait dans toute la vallée,
que c’est ce bonheur-là que je devrais m’offrir,
hurler une bonne fois…» Louis

Le fils retourne dans sa famille pour l’informer de sa mort prochaine. Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles. De cette visite qu’il voulait définitive, le fils repartira sans avoir rien dit. La pièce met en scène cinq personnages, Louis, le fils ainé, celui qui est parti ; Antoine, son frère cadet, lui resté dans la bourgade de ces parents, qui est marié à Catherine ; Suzanne, la sœur cadette de Louis et La Mère. « Cela se passe dans la maison de la Mère et de Suzanne, un dimanche, évidemment, ou bien, durant près d’une année entière. »

 

Cette pièce parle du masque que chacun a mis sur l’autre. Louis est victime du regard que porte chaque membre de la famille sur lui. Dans son mutisme, il crée une violence, celle du silence.

 

Comment fait-on pour parler alors ?
C’est en cela que l’écriture de Lagarce est puissante car c’est dans la langue que les personnages vont se battre pour formuler avec une infime précision, leurs doutes, leurs colères, leurs rages mais aussi leurs bonheurs, leurs joies, leurs désirs.

 

Essayer de se comprendre, essayer de se regarder, essayer de contempler l’autre avec son corps, son énergie, sa présence.
Accepter l’autre dans son choix.

 

« Je trouve que cette pièce, et plus généralement l’œuvre de Lagarce, construit de très beaux portraits d’acteurs. Chaque personnage a le temps de l’explication, ce temps monologué offre la beauté de l’exactitude, de la précision. Chaque figure, en s’exprimant tour à tour, nous montre en quoi la parole est encore une arme de compréhension de l’humain. »

Clément Pascaud

Texte Jean-Luc Lagarce

 

Mise en scène Clément Pascaud
Collaboration artistique Vanille Fiaux

 

Jeu

Rémi Creissels

Manuel Garcie-Kilian

Sandrine Jacquemont

Mathilde Monjanel

Catherine Riaux

 

Scénographie Louise Sari
Costumes Laure Mahéo

Lumière Vincent Chrétien
Son Jonathan Seilman

 

L’œuvre est éditée aux Éditions Les Solitaires Intempestifs, 1999

 

Production : Au Point du Soir
Coproductions : TU – Nantes scène de recherche et de création contemporaine, Théâtre de Poche scène de territoire Bretagne romantique et Val d’Ille.

Avec le soutien de la Ville de Nantes, du Département de Loire Atlantique, de la Région Pays de la Loire, de la DRAC Pays de la Loire, des Fabriques – Laboratoire(s) Artistique(s) de Nantes et de Grosse Théâtre.